Quel est le prix moyen d’une maison de retraite par mois ?
Le coût d’une maison de retraite dépasse souvent 1 800 € par mois, et les données les plus récentes situent même la moyenne autour de 2 620 € en 2026 selon Cap Retraite. La facture varie selon le type d’établissement, la région et le niveau de dépendance retenu pour le résident.
La CNSA relevait un prix médian de 1 977 € par mois pour une chambre en EHPAD en 2018, soit un tarif journalier médian de 60,22 €. Les sources plus récentes montrent une hausse nette, avec des fourchettes d’hébergement allant de 65 à 100 € par jour en 2025 selon DomusVi. Pour aller plus loin, les écarts de prix détaillés apparaissent dans les sections suivantes.
Les fourchettes de prix mensuels constatées en EHPAD
Les EHPAD affichent des écarts larges. Les données CNSA reprises par Malakoff Humanis indiquent en 2024 un tarif journalier moyen de 63,50 € pour une chambre seule habilitée à l’ASH, soit environ 1 905 € par mois, contre 95,60 € par jour pour une chambre seule non habilitée, soit environ 2 868 € par mois.
D’autres publications situent le coût médian autour de 2 000 € par mois, tandis que certains établissements très haut de gamme dépassent 10 000 €. Il ressort que la chambre simple, l’absence d’habilitation ASH et la localisation urbaine font partie des premiers facteurs de hausse. Pour aller plus loin, la lecture des méthodes de calcul aide à comparer des chiffres parfois différents.
Pourquoi les chiffres varient selon les sources et les années
Les chiffres varient parce que les sources ne mesurent pas toujours la même chose. Certaines retiennent la médiane, d’autres la moyenne, et plusieurs publient un tarif journalier d’hébergement plutôt qu’un coût mensuel complet.
La période de référence joue aussi. Les tarifs d’hébergement ont progressé de 4,4 % entre 2023 et 2024 selon les données CNSA relayées par Malakoff Humanis, avec une hausse de 5,4 % pour les chambres non habilitées ASH. Pour aller plus loin, il faut donc vérifier l’année, le type de chambre et le périmètre inclus.
Que comprend le tarif mensuel hébergement dépendance et soins ?
La facture d’une maison de retraite se décompose en 3 volets distincts. Le tarif hébergement et le tarif dépendance restent à la charge du résident, tandis que le tarif soins est en principe financé par l’Assurance maladie directement auprès de l’établissement.
Cette distinction permet de comparer deux contrats sur une base plus précise. Elle aide aussi à repérer les services réellement inclus et ceux qui s’ajoutent à part sur la facture mensuelle. Pour aller plus loin, le tableau ci-dessous détaille les postes les plus courants.
| Poste / prestation | Fourchette | Note |
|---|---|---|
| Tarif hébergement, chambre seule | 1 950 à 3 000 € | Fourchette nationale observée en 2025 selon DomusVi |
| Hébergement habilité à l’ASH | environ 1 905 € / mois | Calculé sur 63,50 € par jour en 2024, chambre seule |
| Hébergement non habilité à l’ASH | environ 2 868 € / mois | Calculé sur 95,60 € par jour en 2024, chambre seule |
| Tarif dépendance | variable selon le GIR | À la charge du résident, avec APA possible pour GIR 1 à 4 |
| Tarif soins | pris en charge | Financé par l’Assurance maladie directement à l’établissement |
| Services en supplément | selon contrat | Télévision, téléphone, coiffure, pédicure, sorties, linge personnel |
Le tarif hébergement : la part principale de la facture

Le tarif hébergement couvre la chambre, les repas, le ménage, le chauffage, l’eau, l’électricité et l’entretien des espaces communs. Il inclut souvent la blanchisserie du linge de maison, les animations et certaines tâches administratives liées à l’accueil.
Cette part représente généralement l’essentiel du budget. DomusVi situe ce poste entre 65 et 100 € par jour en 2025, soit 1 950 à 3 000 € par mois pour une chambre seule. Pour aller plus loin, il faut lire le contrat ligne par ligne afin d’identifier les exclusions réelles.
Le tarif dépendance : un coût lié au niveau de GIR
Le tarif dépendance finance l’aide au lever, à la toilette, à l’habillage, aux déplacements et aux repas. Son montant dépend du niveau de perte d’autonomie, évalué par la grille AGGIR qui classe les résidents en GIR 1 à 6.
Les GIR 1 et 2 correspondent aux situations les plus lourdes, tandis que les GIR 5 et 6 restent les moins dépendants. Les données publiées par les acteurs du secteur montrent que l’APA peut couvrir une partie de ce poste pour les personnes classées GIR 1 à 4. Pour aller plus loin, il faut demander le détail du GIR retenu dans le dossier d’admission.
L’assurance maladie prend elle en charge les soins en ehpad ?
Le tarif soins ne figure pas, en principe, dans le reste à charge mensuel classique. Il couvre les soins médicaux et paramédicaux assurés dans l’établissement, avec l’intervention du médecin coordinateur, des infirmiers et d’autres professionnels.
Les sources sectorielles indiquent que l’Assurance maladie finance directement ce volet auprès de l’EHPAD. Cette règle explique pourquoi deux établissements peuvent afficher des prix proches en hébergement tout en proposant des organisations de soins différentes. Pour aller plus loin, il reste utile de distinguer soins inclus et prestations extérieures non prises en charge.
Différences de prix entre établissements publics et privés
Les EHPAD privés affichent généralement des tarifs plus élevés que les établissements publics. Cette différence tient à la liberté de fixation du tarif hébergement dans le privé non habilité à l’ASH et à la pression immobilière dans certaines zones urbaines.
Les données CNSA 2024 reprises par Malakoff Humanis illustrent cet écart, avec 63,50 € par jour pour une chambre seule habilitée ASH contre 95,60 € pour une chambre seule non habilitée. Pour aller plus loin, les principaux facteurs apparaissent ci-dessous.
L’impact de l’habilitation à l’ASH sur le tarif mensuel
L’ASH, ou aide sociale à l’hébergement, joue un rôle direct sur le niveau de prix. Lorsqu’un établissement est habilité, le conseil départemental détermine le tarif hébergement applicable sur les places concernées.
Cette règle limite souvent les hausses. En 2024, l’augmentation constatée sur les chambres habilitées ASH atteignait 3,9 %, contre 5,4 % pour les chambres non habilitées selon les données CNSA reprises par Malakoff Humanis. Pour aller plus loin, il faut vérifier si toutes les places de l’établissement sont réellement habilitées.
Quel est le prix moyen selon les régions

Les écarts régionaux restent marqués. Les données publiées par Famillys situent l’Île-de-France à 2 813 € par mois, contre 1 856 € dans les Pays de la Loire et 1 863 € en Auvergne-Rhône-Alpes.
La Corse atteint 2 478 € et la région PACA 2 311 €, tandis que plusieurs régions de l’ouest et du centre restent sous la barre des 2 000 €. Pour aller plus loin, il faut regarder aussi les écarts à l’intérieur d’une même région.
Les écarts de tarif entre départements et zones géographiques
Les départements ruraux figurent souvent parmi les moins chers, avec des niveaux médians compris entre 1 600 € et 1 700 € par mois selon les données reprises par AG2R. À l’opposé, les Hauts-de-Seine montent à 3 231 € pour le tarif mensuel médian.
Le prix immobilier, le coût du personnel et la densité de l’offre expliquent une partie de ces écarts. Les zones tendues concentrent des tarifs plus élevés, surtout pour les chambres simples en établissement privé. Pour aller plus loin, une comparaison département par département reste plus utile qu’une seule moyenne nationale.
Quelles prestations facturées en supplément surveiller dans le contrat
Le prix affiché ne correspond pas toujours au coût final. Plusieurs établissements facturent à part certains services qui ne relèvent pas du tarif hébergement strict, même si ces dépenses reviennent régulièrement dans la vie quotidienne du résident.
Le contrat et son annexe tarifaire restent les documents de référence. Ils permettent de distinguer ce qui est inclus d’office de ce qui dépend d’une consommation réelle ou d’une option choisie. Pour aller plus loin, les coûts fréquemment oubliés apparaissent ci-dessous.
Ces postes figurent souvent hors forfait. Leur coût varie selon l’établissement et le type d’abonnement retenu en 2025 ou 2026.
Le linge de maison est souvent inclus, mais le linge personnel ne l’est pas toujours. Cette différence doit apparaître clairement dans le contrat d’accueil.
Ces prestations relèvent en général d’intervenants extérieurs ou de services annexes. Elles s’ajoutent donc au coût mensuel standard.
Certaines animations internes sont incluses, mais les sorties particulières et leurs déplacements peuvent donner lieu à une facturation séparée.
Une chambre adaptée ou un accompagnement spécifique, notamment dans certaines unités protégées, peut modifier la facture selon les prestations associées.
Quelles aides financières sont disponibles apa apl ou ash ?
Plusieurs aides peuvent réduire le reste à charge d’une maison de retraite. Les principales sont l’APA pour la dépendance, les aides au logement comme l’APL ou l’ALS pour l’hébergement, et l’ASH pour les personnes aux ressources modestes dans un établissement habilité.
Le niveau d’aide dépend des ressources, du GIR et du statut de l’établissement. Les demandes doivent être déposées par le résident ou sa famille, avec des justificatifs précis. Pour aller plus loin, il reste utile de comparer ces aides avec d’autres solutions d’accueil moins coûteuses dans certains cas.
Le point le plus utile pour réduire la facture consiste souvent à vérifier si l’établissement est habilité à l’ASH avant même de comparer les services annexes.
Comment calculer le reste à charge après aides ?
Le reste à charge correspond au tarif hébergement additionné au tarif dépendance, puis diminué des aides mobilisables comme l’APA, l’APL ou l’ASH. Le tarif soins ne s’ajoute généralement pas, puisqu’il relève de l’Assurance maladie.
Un point de comparaison permet de mesurer l’enjeu. AG2R rappelle qu’une pension moyenne de droit direct tourne autour de 1 496 €, soit nettement moins que de nombreux coûts mensuels en EHPAD. Pour aller plus loin, il faut rapprocher les aides théoriques du contrat réel et des revenus disponibles.
Quelles questions fréquentes faut il se poser avant de signer ?
Le tarif hébergement inclut en général la chambre, les repas et l’entretien courant. Le détail exact dépend toutefois du contrat, notamment pour le linge personnel et certains services annexes.
Les pratiques diffèrent selon les établissements. Le contrat d’admission doit préciser les sommes demandées au départ, leur nature et les conditions de restitution éventuelle.
Non, les EHPAD privés sont souvent plus chers. En 2024, la chambre seule non habilitée ASH atteignait en moyenne 95,60 € par jour, contre 63,50 € pour une chambre seule habilitée à l’ASH.
Le tarif soins est pris en charge par l’Assurance maladie et versé à l’établissement. Le résident supporte principalement l’hébergement, la dépendance et les éventuels suppléments prévus au contrat.
Il faut vérifier l’année de référence des tarifs, le type de chambre, l’habilitation à l’ASH et la liste des services hors forfait. Une comparaison utile porte toujours sur le reste à charge après aides, pas seulement sur le tarif affiché.
Les données disponibles montrent un marché à plusieurs vitesses, avec un coût mensuel situé autour de 2 000 à 2 620 € dans de nombreux cas, mais des écarts très marqués selon la région et le statut de l’établissement. La comparaison utile ne porte pas seulement sur le tarif affiché, mais sur le périmètre réellement inclus et le reste à charge après aides.
Le point de vigilance principal concerne la lecture du contrat et des annexes, surtout pour les suppléments et l’habilitation à l’ASH. Cette méthode permet d’évaluer un budget plus proche de la réalité et de mieux situer l’effort financier à prévoir dans la durée.





